Méthode

Le devis

Le devis est réalisé sur base des objets reçus. Dans l’établissement du devis, la main-d’œuvre n’est pas prise en compte. Le processus de restauration commence une fois le devis signé par les deux parties.

Remarque : La restauration suit le principe F.I.F.O. (First In – First Out). Néanmoins, des exceptions sont autorisées dans les cas suivants : objet gravement endommagé nécessitant une restauration d’urgence, objet devant être exposé ou publié dans de brefs délais.

La carte d’identité de l’objet

Chaque objet est unique. Il convient de consigner toutes les informations le concernant sur une fiche donc, d’établir un diagnostic. La fiche facilitera le suivi de l’objet. Elle comprend notamment : un dessin de l’objet, le type d’objet, le numéro d’inventaire, la provenance archéologique, l’époque, les matériaux constituants, le prix coûtant de la restauration (prix total hors main-d’œuvre), la date de réception et la date de remise, le nom du demandeur, un constat d’état de départ, le traitement effectué par l’atelier. Des photos sont également prises avant et après restauration.

Les différentes étapes de la restauration

La restauration est l’ensemble des interventions directes sur un objet dans le but de le rendre lisible, tant aux spécialistes qu’aux visiteurs d’une exposition et de préserver son intégrité.

Un examen de l’objet est réalisé. Celui-ci permet de déterminer la technique de restauration à utiliser. Dans certains cas, une radio-X est réalisée afin d’apporter des informations précieuses qui permettront d’entrevoir la structure interne de l’objet.

Ensuite, le nettoyage de l’objet peut commencer. Son but est d’éliminer les corps étrangers et les différentes sources d’altérations. Trois méthodes peuvent être utilisées :

la première est manuelle : différents outils sont nécessaires, comme la loupe binoculaire, le scalpel et le coton ;
la deuxième est mécanique : citons d’une part, le moteur à micro-tour alimenté par des fraises diamantées de prothésistes dentaires ou des gommes en caoutchouc et, d’autre part, la technique d’abrasion faite à l’aide d’une sableuse afin d’user la couche de corrosion ;
la troisième est chimique : des réactifs adaptés sont utilisés pour éliminer une corrosion sélectionnée.

Viennent alors les phases de consolidation et de collage. Il s’agit de renforcer la structure de l’objet avec soit l’utilisation de la résine époxy à double composante (araldite), soit du paraloïd B72 et de la cyanoacrylate. Cette dernière substance permet, dans le cas où l’on constate des parties manquantes , de les recréer en résine synthétique, à condition de pouvoir restituer avec certitude ce qui a disparu, soit par les observations faites au moment de la fouille, soit par analogie avec des objets semblables.

La finition comprend le polissage à l’aide de gommes abrasives montées sur un moteur à micro-tour. L’objet est enfin placé dans une étuve afin de le sécher.

La conservation de l’objet

Elle concerne l’ensemble des actions qui influencent l’environnement immédiat de l’objet.

Elle a pour objectif de contrôler les éléments participant à sa dégradation et dès lors de prolonger sa durée de vie. Elle lutte principalement contre l’humidité, l’oxygène et la lumière. Les conditions d’emballage, de stockage, d’exposition, de transport ainsi que la manipulation sont autant d’actions à exécuter attentivement.

Rapport de restauration

Le rapport est le support final rendu en même temps que l’objet au demandeur. Il regroupe l’ensemble des interventions effectuées et des observations réalisées lors du traitement de l’objet.

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